25.04.2008
PHILIP JOSE FARMER : LE MONDE DU FLEUVE
Un peu comme le Château de Lord Valentin, le Monde du Fleuve me semblait depuis des lustres un livre à lire et pourtant ce n'est mission accomplie que depuis peu.
Tous les morts de l'histoire humaine se réveillent après leur trépas le long d'un fleuve gigantesque. Les ressucités de toutes les époques et toutes les régions se retrouvent ensemble, étonnés de revenir à la vie et avides de comprendre où ils sont. Chacun se retrouve dans le corps qu'il avait à l'âge de 25 ans et apprécie de ne plus sentir les rhumatismes de sa fin de vie. Afin d'éviter une banale histoire de survie au jour le jour, l'auteur a mis en place un système assurant à chacun sa nourriture quotidienne et par ailleurs l'absence totale de faune implique l'inexistence de prédateurs (autres que l'homme lui-même). Détails bizarres, les femmes renaissent vierges et les hommes apparaissent circoncis. Ce roman paru en 1971 est un peu marqué par son époque, puisque les moeurs sont assez marqués par la liberté sexuelle du moment (il n'y a pas de sida d'ailleurs, quelle chance !). Une drogue déshinibante est même fournie.
Les ressuscités sont des humains au sens large puisqu'il se trouve parmi eux des Néanderthaliens et même un extra-terrestre en visite sur Terre lors de sa mort. D'assez nombreux chocs culturels sont relatés, par exemple entre une Anglaise de l'époque victorienne et d'autres personnages plus "libérés". Aussi le Nazi Goering réapparait parmi des Israéliens des années 60. La distribution n'est pas complètement aléatoire : dans chaque région donnée, il y a 60% de personnes d'une origine (un pays à une époque), 30% d'une autre origine et 10% de "divers". S'ensuivent des batailles à n'en plus finir entre les innombrables petits royaumes constitués.
L'intrigue principale est la quête de Richard Burton, explorateur anglais du XIXème siècle, pour comprendre qui est à l'origine de ces résurrections. Il s'agit d'un roman de science-fiction, il est donc établi tout au long du roman qu'il y a une explication rationnelle à cette situation. Un début d'explication est donné dans ce livre mais d'autres questions ne sont pas du tout résolues. Ainsi pourquoi "seulement" trente ou quarante milliards d'êtres humains sont ressuscités alors que le nombre total ayant vécu est bien plus grand ? D'autres questions sont posées mais les indiquer ici déflorerait par trop ce roman. Comme il s'agit d'un cycle de 5 tomes, on peut présumer et espérer que les autres réponses sont fournies progressivement.
A noter que la TV a diffusé il y a 2 ou 3 an un téléfilm bien fait basé sur ce roman.

11:49 Publié dans Livres - lectures | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : philip jose farmer, le monde du fleuve, fleuve de l'eternite
18.04.2008
SOIREE BLOGOSPHERIQUE
Sympathique soirée que celle d'hier au Bombardier, organisée par les amis de 5YEARSLATER.
Major Tom et Julius étaient là, mais aussi Blueberry et SK de ILIKEYOURSTYLE, ainsi que quelques autres comme Polydamas. Il est toujours intéressant de mettre un visage et une voix sur des relations pratiquées par écrit. Pourquoi donc les gens ne sont-ils jamais comme on les imagine, au mieux assez différents et en général complètement différents ?
Le houblon puis le raisin, ou plutôt leurs boissons dérivées, ont aussi largement contribué à l'ambiance conviviale, festive et citoyenne (désolé, pas pu résister).
A noter la présence impromptue d'une journaliste curieuse à notre sujet. Espérons qu'elle n'aura pas été choquée par les propos séditieux tenus. Mode Drucker ON / "Jeune fille charmante, si tu nous regardes..." / Mode Drucker OFF
Une très bonne expérience, à renouveller absolument.
11:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.03.2008
CLAUDE J. LEGRAND : LES CREATEURS DE FUTURS
Encore un Rivière Blanche, et encore un roman sur le thême de univers parallèles.
Le héros se retrouve "à l'insu de son plein gré" ballotté de monde parallèle en monde parallèle. Certains univers ne sont divergents du nôtre par quelque détails, d'autres sont plus différents. Ainsi un univers visité montre une société qui en est resté à une sorte de Moyen-Age barbare. Un autre présente une Europe où l'Allemagne nazie a perduré. Pourtant il ne s'agit pas la sitation uchronique ultra-classique dans laquelle les puissances de l'Axe l'ont emporté en 45, c'est un monde où Hitler a été assassiné assez tôt et où, la paix ayant été possible, l'Allemagne nazie s'est édulcorée et fait partie du concert des nations.
Un moment effrayant est celui où le héros retrouve sa fiancée dans un autre monde mais pratiquant un métier réputé peu avouable.
Le personnage est intégrée dans une équipe de surveillance à la façon de la Patrouille du Temps et doit accomplir une mission périlleuse pour sauver la Terre entière, ou plus précisément une des innombrables Terres.
Le rythme est trépidant et très prenant pendant la première moitié du roman, un peu plus lent ensuite. Les personnages manquent quand même un peu de profondeur mais la lecture est agréable. Premier chapitre ici.

20:11 Publié dans Livres - lectures | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : legrand, les createurs de futurs, sf, uchronie, riviere blanche
10.03.2008
RENAUD CAMUS : DU SENS
Il est difficile de rendre compte d'un ouvrage aussi ambitieux et dense que volumineux : 550 pages.
Renaud Camus, dont j'avais beaucoup aimé son Communisme du XXème siècle, détaille dans cet ouvrage la notion de sens. Ainsi l'entrée de la Turquie en Europe ne modifierait-elle pas le sens de l'Europe ? L'auteur s'appuie sur la controverse de Platon entre Cratyle et Hermogène, confrontant le sens "originé" et le sens "conventionnel" (simple résultat d'une convention) pour évoquer le glissement du sens de l'adjectif "français". Cela m'a fait penser à l'insistance des journalistes il y a quelques mois à parler du "Français Zacharias Moussaoui" impliqué dans les attentats du 11 septembre et emprisonné aux Etats-Unis. Précisons que cette modification de signification vaut pour de nombreux adjectifs de nationalités européennes.
Camus revient longuement sur l'"affaire Renaud Camus" qui l'a vu cloué au pilori sous prétexte d'antisémistisme, accusation que le simple fait qu'il ait été défendu par Alain Finkelkraut et Elisabeth Lévy tendrait à démonter. A noter que Jean Robin dans sa Judéomanie évoque aussi cet épisode. A noter aussi que BHL, avec sa légèreté et subtilité habituelles a publié à ce sujet un article finement intitulé "Il Faut Regarder La Saloperie En Face".
Cet écrivain a du courage et n'hésite pas à se demander s'il n'est pas abusif que des débats consacrés à des thêmes engageant l'avenir de la France comme l'immigration soient à peu près monopolisés par des personnes dont la nationalité française remontent à 1 ou 2 générations. Il ne dit évidemment pas que ces personnes ne devraient pas s'exprimer à ce sujet mais se pose la question de cette quasi-exclusivité.
Par ailleurs il explique la victoire de la classe petite-bourgeoise, de ses valeurs et de sa culture ou plutôt de son absence de celle-ci.
Conservateur, très conservateur, Renaud Camus déplore la "banlieueisation" du pays, où les gens habitent des maisons dépourvues d'histoire et aussi creuses que les parpaings qui en constituent les murs. On peut certes voir les choses sous cet angle mais il se trouve que tout ne monde ne peut pas vivre dans une maison ou un immeuble vieux de plusieurs siècles.
Il déplore ce trait de notre époque qui est que de nombreuses questions ne peuvent plus être posées. Ainsi, il pense qu'il est très probable que le métissage dont on nous fait la propagande perpétuelle va l'emporter et que la société en résultant sera peut-être heureuse (à mon avis il n'y croit pas follement) mais il se demande si l'ancienne France en train de disparaître ne vaut pas quelques regrets et surtout pourquoi on ne peut même pas s'interroger à ce sujet.
Ce sont quelques unes des nombreuses réflexions de ce livre rédigé d'un seul tenant, c'est à dire sans chapitres. Une structure plus explicite eut été bienvenue, évitant quelques retours sur certains thêmes. L'écriture est belle, le vocabulaire très riche et précis et les phrases ciselées par un orfèvre. Est-il besoin de préciser que ce livre donne beaucoup à réflêchir ?

16:39 Publié dans Livres - lectures | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : renaud camus, du sens
08.02.2008
ROBERT SILVERBERG : LE CHATEAU DE LORD VALENTIN
Ce roman paru en 1980 ouvre le cycle de Majipoor, qui comprend 7 livres au total.
Le personnage principal en est un roi déchu et il s'agit de l'histoire de la reconquête de son trône. L'action se passe sur Majipoor, planète gigantesque dont la surface représente plusieurs dizaines de fois celle de la Terre. La planète est de faible densité, ce qui entraîne une gravité similaire à celle de la Terre malgré ses dimensions immenses. Les métaux notamment sont rares, ce qui explique la stagnation technologique de ce monde.
En fait le personnage principal de la série est la planète elle-même, d'ailleurs certains livres se passent à des époques différentes de celui-ci. C'est le monde de la démesure, avec des océans et des continents titanesques, peuplé de 20 milliards d'habitants, humains et non-humains, assurant une grande "diversité" et doté d'une flore et d'une faune dépaysantes. Ainsi le Mont du Château (de Lord Valentin) culmine à 50 kilomètres d'altitude et est couvert de 50 cités, chacune peuplée de plusieurs millions d'habitants. Le système politique est original, avec un pouvoir de type despotique éclairé à plusieurs centres permettant de maintenir une forme d'équilibre des pouvoirs. Les communications à longue distance sont assurés par des rêves, cette caractéristique ainsi que l'usage des armes blanches et un cadre général médiéval confèrent un côté héroic fantasy à ce roman. Cependant il n'y a pas de dieux ni de créatures surnaturelles et pas de magie non plus, tout s'explique de façon rationnelle et nous restons donc dans la science-fiction.
L'intrigue est assez linéaire, avec un seul point de vue, c'est une quête comme souvent avec Silverberg. Les personnages sont assez chatoyants et intéressants et le rebondissement final surprenant tout en étant cohérent avec l'intrigue et le contexte général.
Le deuxième volume, les Chroniques de Majipoor, est semble-t-il passionnant car il regroupe une dizaine de nouvelles se déroulant en des lieux et époques différents et prmet de mieux explorer ce monde fascinant.
15:55 Publié dans Livres - lectures | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : SILVERBERG, CHATEAU, VALENTIN, MAJIPOOR
04.02.2008
LA BOSSE DU COMMERCE
Samedi après-midi je me suis fait un grand plaisir avec un copain guitariste : nous sommes allés écumer les magasins d'instruments de Pigalle.
Mon acolyte voulait voir certains modèles de guitares haut-de-gamme précis avec un projet d'acquisition concret.
L'accueil des "commerçants" a été des plus étonnants :
- dans un magasin, nous avons pu essayer une guitare, mais le "vendeur" l'a laissée branchée sur un ampli d'électro-accoustique alors que c'était une guitare typée rock métal, aucun effort donc pour nous mettre dans les conditions optimales d'essai. Il ne nous a pas donné une seule explication ni posé une seule question, ni même simplement demandé ce qu'on en pensait, occupé qu'il était à papoter avec ses copains.
- dans un autre magasin, le "vendeur" était occupé à faire subir les pires outrages de la distorsion à un ampli combo. Il nous a renseigné du bout des lèvres sans nous proposer de solutions de substitution après qu'il ait apparu qu'il n'avait pas exactement ce que nous recherchions. Rien à faire, rien à foutre !
- le pompon dans un troisième magasin, dans la vitrine duquel nous avons vu un modèle très haut de gamme et rare, l'anti-vendeur nous a dit qu'il y avait trop de monde pour qu'il nous le montre mais qu'on pouvait revenir en semaine ou le samedi matin... Envie de meurtre, un corps transpercé de manches de guitare, de la cervelle de connard sur les amplis. C'est resté à l'état de désir fugitif, hélas.
Il y a quand même de quoi se poser des questions devant un tel refus de vendre. Je précise que mon partenaire de maraude était acheteur et prêt à repartir avec la belle de ses rêves. Même si de nombreux visiteurs viennent pour se rincer l'oeil, cela fait partie du commerce de renseigner un minimum le chalant et de soigner au petits oignons l'acheteur potentiel.
Soyons honnêtes, nous avons été bien renseignés dans un autre magasin mais il ne proposait pas ce que nous recherchions.
Ces attitudes proches du refus de vente m'ont fait penser à ces restaurants situés sur les routes de transhumance estivale qui refusent de servir à déjeuner passé 14h30 ou 15h00 même en juillet ou en août.
Comme quoi il y a des gens qui devraient travailler plus ou travailler mieux.
L'avantage c'est que mon copain a fait de belles économies samedi : il voulait bien acheter mais personne ne voulait rien lui vendre.

19:25 Publié dans Economie-business | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : COMMERCE, MAGASINS, AFFAIRES, GUITARE, INSTRUMENT, MUSIQUE
24.01.2008
ROCK TEUTON
Pendant longtemps la musique allemande m'évoquait d'une part des grands maîtres du classique comme Bach et d'autre part une espèce de variété très neuneue et lourde façon Achtung, achtung ! Ich Liebe Dich. Quelques éclats pop-rock ou bien hard rock comme SCORPIONS, groupe qui ne m'a jamais passionné et une collection de groupes de hardeux chevelus habillés en cuir devant des murs d'amplis Marshall. A part NENA ces groupes pop-rock chantent en anglais, ce qui fait quand même imitation d'un modèle. Quelques références quand même comme KRAFTWERK.
Puis est arrivé RAMMSTEIN dont j'ai déjà dit tout le bien que je pensais et que je persiste à trouver fabuleux et à écouter assidument. Je me surprends encore après toutes ces écoutes à trouver dans certains morceaux des choses que je n'avais pas encore entendues.
En fait RAMMSTEIN n'est pas une exception, c'est plutôt un éclaireur ou la partie émergée de l'iceberg. La scène rock allemande est très vivante et de nombreux groupes sont de qualité.
EISBRECHER est un de mes groupes préférés. Il fait un peu penser à RAMMSTEIN par la voix grave du chanteur et par le mélange grosses guitares et synthés. Il y a cependant plus de ceux-ci et moins de celles-là. De nombreux morceaux sont vraiment extras, de très bonnes compos très bien arrangées avec un petit côté gothique. Le second album Antikörper, qui remonte à fin 2006, est vraiment excellent et si c'était un vinyle, il crachoterait de tous les côtés du fait de l'usure. Extraits à écouter ici.
MEGAHERZ est un assez bon groupe, plus purement métal puisque les synthés sont discrets mais les morceaux gagneraient à être plus variés. A écouter ici.
OOMPH! est un groupe très productif avec une dizaine d'albums. Tout n'est pas excellent mais il y a de très bons morceaux en abondance. A écouter ici.
IN EXTREMO et TANZWUT ont en commun de mélanger les instruments du rock métal avec des instruments médiévaux (cornemuses, harpes et d'autres plus bizarroïdes). Je connais bien mieux IN EXTREMO et la sauce métal médiéval prend très bien. Là encore, qualité et variété des compositions retiennent l'attention. En plus ce groupe chante dans de nombreuses langues, outre l'allemand, on entend de l'islandais, du gaëlique, du vieux français, du vieil occitan, du latin, etc. IN EXTREMO est un groupe avec beaucoup de talent et d'originalité. IN EXTREMO à découvrir ici et TANZWUT ici.
Je laisse volontairement de côté les groupes un peu "juvéniles" comme TOKIO HOTEL, NEVADA TAN, KILLERPILZE ou LAFEE, tout bons soient-ils dans leur genre mais parce qu'ils sont vraiment faits par des ados pour des ados.
Est-il besoin de préciser qu'un point commun de ces groupes est une mise en place impeccable, avec peut-être une profondeur que n'ont pas les groupes US ?
Une rapide recherche sur Youtube ou Dailymotion permet de découvrir ces groupes en quelques instants. Wikipedia et Music-Map m'ont bien aidé aussi et puis on devrait décorer les inventeurs de Myspace !
21:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : ROCK ALLEMAND, RAMMSTEIN, EISBRECHER, MEGAHERZ, OOMPH!, IN EXTREMO, TANZWUT
15.01.2008
BLAGUE SALACE
Un homme s'évade de prison après 15 ans. Il entre dans une maison pour voler de l'argent et un fusil. Il trouve un jeune couple au lit. Il ordonne à l'homme de sortir du lit et l'attache à une chaise. Il attache ensuite la femme au lit. Il se met dessus et l'embrasse dans le cou. Ensuite il se lève et s'en va dans la salle de bain. Le mari tout affolé en profite pour dire à sa femme :
- Écoute ma chérie, c'est un évadé de prison, regarde ses vêtements. Cela doit faire longtemps qu'il n'a pas vu de femme. J'ai vu comment il t'embrassait dans le cou. S'il veut du sexe, ne résiste pas, fais ce qu'il veut. Donne-lui satisfaction même si ça te répugne. S'il se fâche, il peut nous tuer. Sois forte chérie. Je t'aime.
Sa femme lui répond :
- Il ne m'embrassait pas dans le cou, il m'a chuchoté a l'oreille qu'il était gay, qu'il te trouvait de son goût et voulait savoir si on avait de la vaseline. Je lui ai dit oui, dans la salle de bain........... Sois fort chéri.. Je t'aime !
15:40 Publié dans Humour - traits d'esprit | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : BLAGUE
11.01.2008
MICHEL HOUELLEBECQ : LA POSSIBILITE D'UNE ILE
Dans ce roman, sorti à grand renfort de battage publicitaire en 2005, Michel Houellebecq reprend ses thêmes favoris : la vacuité de l'existence, la quête du plaisir sexuel et de l'amour.
Il est à noter que le sexe, s'il est bien bien là, est moins omniprésent que dans les Particules Elementaires ou dans Plateforme.
Un thême fort de ce livre est aussi celui de la vieillesse puisque le narrateur devient très amer sur la fin du roman en constatant qu'il vieillit inexorablement. Pour lui la vie est divisée en 2 parties : celle où on éjacule trop tôt et celle où on n'arrive plus à bander. Houellebecq est décidément toujours aussi guilleret...
En fait le héros atteint par l'age est Daniel1, sachant que le roman alterne sa narration avec celle de ses lointains successeurs, ses clones Daniel24 puis Daniel25. En effet l'auteur aborde un thême déjà entrevu dans les Particules Elémentaires : le transhumanisme et le clonage humain.
Si la lecture est toujours aussi agréable et prenante, il faut reconnaître que ce roman n'apporte pas énormément aux Particules Elementaires et à Plateforme.
A celui qui veut lire son premier roman de Houellebecq, on recommanderait plutôt un de ces 2 derniers ouvrages, La Possibilité d'Une Ile étant moins indispensable.

15:35 Publié dans Livres - lectures | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : HOUELLEBECQ, LA POSSIBILITE D'UNE ILE
02.01.2008
GILLES BERGAL : AMOK
Ce livre de Gilles Bergal publié chez Rivière Blanche est en fait composé de 2 parties.
Le roman AMOK était à l'origine destiné à la collection Gore que publiait le Fleuve Noir dans les années 80. Cette collection était spécialisée dans les courts romans d'horreur sanguinolants avec des titres délicats comme L'Autoroute Du Massacre ou encore Terreur déliquescente. On est en plein dans ce créneau ici et pour paraphraser la publicité pour les patés pour chats il s'agit d'un roman "avec de vrais morceaux de viande". Ca s'étripe et ça se zigouille dans tous les sens et de façons diverses, avec des pistolets, avec des fusils à pompe, avec des couteaux, avec des hachoirs, avec les mains, avec les pieds, avec les dents. L'action est constante et halletante avec de nombreuses poursuites. Evidemment les descriptions des décors sont très succintes et les personnages sont taillés à la hache si l'on ose dire. C'est très amusant et très divertissant dans le genre.
Suit une série d'une vingtaine de nouvelles fantastiques où l'auteur revisite notamment les thèmes ultra-classiques du vampire ou du loup-garou avec inventivité. Gilles Bergal a beaucoup de talent pour faire monter à partir d'une situation banale une sensation d'étrangeté et d'angoisse.
Au final un excellent livre, très agréable à lire.
Premier chapitre d'AMOK ici.

15:15 Publié dans Livres - lectures | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : AMOK, BERGAL, GALLERNE, GORE






